3 habitudes canadiennes que j'ai perdues lorsque j'ai déménagé en Amérique


IL Y A QUINZE ANS, j'ai échangé Toronto contre Los Angeles. J'ai rapidement découvert que les États-Unis pouvaient être une pièce difficile et que certaines de mes vieilles habitudes pittoresques ne volaient pas. Aimer…

1. Avoine, Un bateau, et Soorry

Enfer oui, je commence par ces mauvais garçons. Pourquoi? Ils étaient les plus évidents de mes canadianismes et les premiers à disparaître. Annonçant mon lieu d'origine avant que je le puisse, ils ont rendu impossible de passer une phrase sans qu'un Américain incrédule ne m'interrompe avec: «Attendez une seconde. Es-tu canadien?! » Ce qui a été inévitablement suivi de la vieille blague sur la façon dont le Canada a obtenu son nom («C-hein-N-hein"…vous avez eu l'idée).

Peut-être que si je venais ici en tant qu’adulte au lieu d’adolescente en quête d’acceptation, j’aurais conservé celui-ci, mais je suis plutôt content de ne pas l’avoir fait. Je préfère garder mon identité canadienne comme un atout, me fondant tranquillement avec la pop générale jusqu'à BAM! J'enlève le masque quand les tireurs s'y attendent le moins. Autrement dit, si «eh» ne me sort pas d’abord. Ne jamais abandonner «hein».

2. Aller chez le médecin par hasard

Le système public de soins de santé du Canada est assez simple: vous vous sentez malade, vous obtenez de l’aide, la fin. Habituellement, avec des expressions de sympathie entre les deux. Imaginez ma grosse surprise quand, à dix-neuf ans, je me suis promené dans une salle d'urgence de Los Angeles à Noël comme quelque chose de sous un camion et on m'a demandé non pas: «Comment vous sentez-vous, pauvre chérie, par ici» mais «Où est votre carte d'assurance? Que voulez-vous dire que vous n’en avez pas? Non, tes parents ne comptent pas comme ton «fournisseur», »et ont finalement dit:« Voici dix formulaires. Non, nous ne pouvons pas vous aider. Merde si le stylo ne cesse de glisser de ta main tremblante!

J'étais en fait assuré, mais dans mon ignorance totale de la jeunesse et de la culture, j'avais à peine inscrit le nom de la société sur le paquet d'avantages à l'air terne qui est arrivé chez mes parents un an auparavant. Probablement parce qu'il a été enterré sous des mailings plus sexy promettant le statut de BFF avec Steven Spielberg de ma future université, USC Film School. Je ne savais pas que ce paquet terne aurait pu me sauver quelques grands plus une trace papier des avis de collecte qui m'ont suivi pendant les deux prochaines années.

Ces jours-ci, je sais mieux. Non seulement je garde ma carte d'assurance dans mon portefeuille - duh - Je vérifie l'état de ma couverture avant de prendre un rendez-vous médical, y compris, mais sans s'y limiter: ma quote-part (le montant que je suis censé contribuer à la facture), si le fournisseur de soins de santé est «en» ou «hors réseau »(c'est-à-dire« gratuit »ou« n'y pensez même pas ») et si le service s'applique à ma franchise (c'est-à-dire« oubliez les deux premiers, vous payez quand même »). Et vous feriez mieux de croire que tous les clichés, radiographies ou autres hoo-ha proposés sont examinés par un appel téléphonique à l'assurance première de peur que je ne répète l'erreur de mon pauvre mari britannique qui a été piqué mille dollars lors de sa première visite chez un dentiste américain pour une obturation.

3. Attendez-vous à ce qu'une conversation soit de 2 façons

Vous connaissez le sentiment lorsque vous vous éloignez de quelqu'un en réalisant que vous en savez beaucoup sur eux et qu'ils ne savent presque rien de vous, peut-être même pas votre nom? Ces rencontres sont assez courantes en Amérique et ont été aussi choquantes pour moi que je viens de débarquer comme une agression de Venice Beach ou le jet soudain d'une moufette rebelle. Comment pourrais-je former des relations significatives sans un espace approprié dans la convo pour indiquer ma profession ou mon statut relationnel (sans parler de mes espoirs, de mes rêves, de mon amour éternel pour Hébété et confus…)?

Puis je suis tombé sur une entrevue avec une compatriote canadienne Alanis Morissette, et tout s'est mis en place. Selon elle, les Canadiens étaient «dialogiques», c'est-à-dire davantage sur les échanges, alors que les Américains étaient souvent «monologiques», c'est-à-dire les vedettes prêtes de leurs propres one-man shows. Ce n'est pas une fouille. Le talent américain pour l'auto-promotion est une histoire de légende. Leurs déclarations de mission jaillissent de leur bouche avant que vous n'ayez relâché leur main ferme. Mais cela peut nous jeter des types moins à venir pour une boucle.

Le secret pour former des amitiés américaines, selon Alanis, était «d'apprendre à parler offensivement». A offrir sans invitation. Et même si je me sens toujours comme une parodie d'un mauvais producteur de télévision chaque fois que je cloue un inconnu avec des nouvelles non sollicitées de mon «dernier projet», c'est mieux que de hocher la tête bêtement devant le plateau de fromages, en attendant que quelqu'un me pose une question. En Amérique, vous attendez peut-être la vie.


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